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L’identità del brigante

3 luglio 2014

Che città è Aosta? Negli anni cinquanta si prospettava di abbattere al suolo il centro storico perché insano e cadente, una scelta drastica che testimonia lo scarso interesse verso la storia del nostro capoluogo. Il medioevo non era contemplato, solo la grandeur romana era considerata degna di rimanere al suo posto. Tutto il resto doveva essere sostituito da palazzoni pseudo razionalisti più vicini al gusto sovietico che a quello fascista (quest’ultima grande architettura). Non ci furono i soldi e i tentavi si fermarono a qualche accenno comunque abbastanza eloquente su quello che sarebbe potuta diventare la nostra città, altro che vocazione turistica! Quel tipo di disprezzo si è conservato fino a oggi. Date un’occhiata al Quartiere Cogne, un tempo mirabile esempio di urbanizzazione. Cosa è rimasto? (altro…)

Le Prestige du Passé

26 luglio 2013

Riceviamo dalla signora Jeannette Fosson e volentieri pubblichiamo. (Per questione di spazio il testo è stato tagliato, lo troverete completo sul Corriere della Valle).

C’è un argomento che tocca da vicino tutti i cittadini di Aosta e che suscita le più svariate e opposte considerazioni. Si tratta degli scavi e delle passerelle metalliche della Porta Pretoria. Volendo tentare di definire il mio giudizio sulle opere ancora in corso ho riletto con attenzione le considerazioni di un Autore che ha affrontato con competenza e sensibilità l’argomento. Si tratta dello scritto “Les Portes Prétoriennes” , datato 10 novembre 1960, del Prof. Robert Berton, Ispettore onorario dei Monumenti e delle Belle Arti, contenuto nel libro “Le Prestige du Passé” edito dall’Imprimerie Valdôtaine e allegato al “Messager Valdôtain” del 2003 dall’allora Direttore Canonico Aldo Perrin.

Tout en étant prêts à mettre nos pas dans les pas du siècle, nous faisons respectueusement remarquer (…) qu’ un nouvel esprit se fait jour dans tous les congrès européens pour la sauvegarde non seulement du patrimoine monumental, mais aussi des rues anciennes enrichies par une délicieuse petite architecture qui enchaîne la pensée et l’esprit des siècles.”

Les Portes Prétoriennes d’Aoste ont vieilli et se sont transformées en même temps qu’évoluait la Cité d’Aoste.”

“Des générations entières se sont agitées dans cette cour d’armes, où elles ont fait entendre au cours des siècles la grosse voix de leurs aspirations. Du double point de vue esthétique et  historique, ces éléments disparates constituent aujourd’hui un ensemble particulièrement cohérent ; en les dissociant l’on commettrait une hérésie, un vandalisme épurateur,…”

Ces détails d’architecture d’époques différentes, pleins d’un sens historique et humain, chargés de souvenirs et de traditions, soudés, groupés, greffés et vieillis ensemble par la patine du  temps qui leur donne une unité, composent aujourd’hui un tout harmonieux. Il n’est plus possible de les sacrifier car on doit respecter les changements donnés à ces monuments par les générations successives et qui représentent les stratifications historiques.

L’abaissement du monument au niveau du pavé romain est une opération esthétiquement catastrophique. Elle ferait perdre à ce site précieux l’essentiel de son caractère traditionnel.

Les fouilles au pied de cet énorme vestige de l’architecture romaine transformé par le moyen âge ne mettront au jour aucun reste remarquable et ne feront pas progresser la connaissance et l’étude de ce genre de monument. Du point de vue archéologique, ces fouilles ne sont certainement pas révélatrices. Elles sont en outre nuisibles à l’esprit même de la localité. Aux historiens d’art, aux archéologues et aux personnes studieuses, les fouilles déjà exécutées à l’entour de la partie méridionale des Portes pour découvrir le pavé de la voie romaine, sont largement suffisantes… Et si nous voulons à tout prix exécuter encore des fouilles pour mettre en évidence aussi le pavé romain de la partie septentrionale des Portes, l’on ne gagnera qu’un second grand trou, un second grand vide, une seconde grande blessure, sans vie, sans mouvement, sans contenu humain, où le monde ne passera plus, ne se retrouvera plus. La vie sera ailleurs car elle ne se déroule jamais dans un trou. Cette opération de pure et froide archéologie placera l’observateur devant un monument en sommeil, tandis qu’on doit chercher à conserver vivants ces espaces qui ont été des siècles durant des milieux humanisés riches de tension spirituelle et qui renferment des stratifications combien accumulées de l’histoire.”